Rôle d’un bon sommeil face à la douleur chronique

Le fait de dormir est un phénomène naturel chez l’être humain. On passe un tiers de notre vie en phase de sommeil et il est donc évident que si vous négligez votre repos, votre santé en sera affectée. Un bon sommeil est garant d’une bonne croissance et d’un bon développement de nos capacités cérébrales et cognitives. Son rôle est déterminant dans la prévention des maladies.

Dans une étude, le ministère français de la Santé relevait en 2017 que près de la moitié de la population française est en dette ou en restriction de sommeil plus ou moins sévère. Même si plus d’un quart parvient à faire la sieste pour compenser cela, elle conclut que l’insuffisance de sommeil demeure un enjeu crucial de prévention des maladies chroniques.

En effet, d’autres études et observations épidémiologiques ont montré que chez les personnes présentant un sommeil de mauvaise qualité, le risque d’hypertension artérielle ou d’évènements cardiovasculaires, comme les AVC, était accru. En somme, un bon sommeil renforce le système immunitaire et augmente l’espérance de vie, selon des chercheurs allemands.

Les troubles du sommeil sont légions dans notre société, comme l’insomnie chronique, qui touche 16% de la population, les apnées du sommeil, les parasomnies, le syndrome des jambes sans repos ou encore les troubles du rythme circadien liés au dérèglement de notre horloge biologique. Ces troubles affectent la qualité ou la durée de notre sommeil, ce qui a une conséquence directe sur notre santé globale.

La fatigue rend moins tolérant à la douleur

Il est donc indispensable de tenir compte de son sommeil pour avoir une bonne santé et une vie normale sans douleur. Il peut également être important pour régler la cause de certaines maladies du dos. Hernies discales, tensions musculaires, douleurs aux lombaires, atteintes du nerf sciatique… les raison d’un mal de dos sont nombreuses mais peuvent toutes être réglées par l’ajustement de son couchage. La possession d’un matelas adapté à ses besoins et l’adoption d’une position de couchage efficace et confortable sont déterminantes pour soulager ses douleurs. En effet, un état de grande fatigue vous rendra beaucoup moins tolérant à la douleur.

C’est dans le cerveau que ça se passe. Sans repos, la zone associée au traitement de la douleur ne fonctionne plus correctement. L’hormone qui soulage la douleur, la dopamine, est sécrétée en moindre quantité. Une autre partie du cerveau, chargée d’évaluer les signaux de douleur et de préparer le corps à réagir à la douleur, est également moins active.

C’est vrai, les douleurs chroniques n’arrangent pas l’endormissement. Pire, elles donnent la sensation d’un mauvais repos ou d’un sommeil pas suffisamment long. La douleur chronique et les troubles du sommeil créent un cercle vicieux duquel le dormeur aura du mal à se défaire. Une mauvaise nuit de sommeil engendre en effet une douleur plus forte la journée, qui privera la personne d’une bonne nuit réparatrice, et ainsi de suite. Tout l’enjeu est de casser ce cercle.

Il est primordial de sortir de cycle infernal au risque d’aggraver sa situation. Un temps de sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité peut accentuer les symptômes dépressifs, la prise de poids et les risques d’hypertension ou de diabète de type 2. En clair, les personnes fatiguées ont de plus grands risques de tomber malade.

Reprendre la main sur le cycle de son sommeil

Il existe quelques techniques, en appoint d’un traitement médicamenteux, pour aider son organisme à plus facilement s’endormir. Il faut déjà se rappeler qu’une chambre est faite pour dormir. Il est donc à proscrire toute activité autre que dormir dans cette pièce. Si vous n’arrivez pas à vous endormir, il est préférable de ne pas rester au lit. Faites une activité qui captera votre attention, autre que les écrans. Ce n’est vraiment qu’au moment où vous ressentez de la fatigue qu’il faut aller se coucher. Le matin, idem, évitez de traîner au lit lorsque vous commencez à vous éveiller. Il va aussi de soi qu’on doit se sentir bien dans sa chambre. Privilégiez-y le calme, la pénombre, une température maintenue entre 18 et 20°C et une bonne aération. N’hésitez pas à mettre des bouchons d’oreille si l’environnement est trop bruyant.

Si vous ressentez des douleurs ou de la fatigue durant la journée, alors une sieste s’impose. Celles-ci ne devraient pas dépasser une durée de 20 à 30 minutes au risque de dérégler son cycle jour/nuit. En effet, une trop longue sieste retardera la sensation de fatigue le soir venu, qui vous fera donc coucher plus tard et vous rendra encore plus fatigué le lendemain. Il est aussi préférable de faire sa sieste dans un autre endroit que sa chambre pour sacraliser cette pièce de votre maison. Optez pour d’autres endroits confortables pour vous détendre.

Pour trouver le sommeil, il est fortement recommandé de pratiquer des activités physiques et/ou relaxantes. La pratique d’un sport plusieurs fois par semaine, au cours de la journée, vous aidera à vous sentir fatigué. Faire du sport le soir, deux heures avant la coucher, sera par contre inefficace, de même que toute activité stressante ou stimulante. Une bonne douche ou un bain bien chaud peuvent également calmer votre organisme pour trouver le repos. Enfin, la pratique du yoga ou de la méditation va vous permettre de surpasser vos douleurs.

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